Le cinéma de seconde main selon Jacobs

 « Perfect film » (1989) reproduit une bobine de chutes provenant d’un téléreportage sur l’assassinat de Malcolm x, telle que Jacobs l’a trouvée dans la boutique d’un brocanteur new yorkais. Seul le titre a été ajouté.

Selon Christa Blümlinger, « L’élaboration secondaire minimaliste de Jacobs présente un matériau que le public, autrement, n’aurait jamais vu. Le cineaste suit une méthode de travail se conformant au « je n’ai rien à dire. Seulement à montrer. » de Walter Benjamin visant à « rendre justice de la seule manière  possible aux objets de rebut : en les utilisant. »

Le cinéma de found footage est l’ancêtre du Mashup. Comme lui, il se réapproprie un matériau préexistant. Avec Perfect film, on pourrait dire qu’il s’agit plus d’un Ready made que d’un mashup car il n’y a pas de compilation de matériaux provenant de différentes sources. Mais le fait même de décider de ne pas faire de retouche à ce que d’autres considéraient comme un rebut est une manière forte de faire du neuf avec de l’ancien.

Une projection publique de Perfect Film ?

Un visionnage privé :

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